Cette année, durant le weekend du 15 et 16 novembre 2025 nous avons eu la chance de participer à Anim’Est qui est revenue pour sa 23ème édition. Mais l’Animest c’est quoi ? C’est une convention dédiée à la culture japonaise et à tout ce qui touche les mangas, les animés, les jeux vidéo, la pop culture de manière générale et le cosplay. Cela se passe au Centre des Congrès Prouvé à Nancy. C’est la plus grande convention étudiante de France sur la culture nipponne. Cette convention existe depuis 2003 elle a été créée par des étudiants de TELECOM Nancy et de l’Université de Lorraine.

Chaque année il y a un thème. Cette année le thème était « Cyberpunk » ! Anim’Est attire plus de 8100 visiteurs chaque année ! Il y avait plein d’espaces à découvrir comme :

  • Un Maid Café où vous pouvez boire quelque chose et vous poser tranquillement avec des serveuses en costume de maid (=en servante mignonne).
  • Des stands de jeux vidéo, avec des tournois et des zones pour jouer entre amis.
  • Des ateliers culturels comme l’emballage japonais ou la calligraphie.
  • Même des concours de cosplay de folie où les gens défilent avec leurs cosplays faits main ou achetés.

Anim’Est invite aussi plusieurs célébrités de la pop culture comme des artistes, cosplayeurs, chanteurs ou doubleurs. Les visiteurs peuvent assister à des conférences, faire des dédicaces et même des Meet & Sweets pour rencontrer leurs idoles. Les Meet & Sweet sont des moments à partager avec les invités qui peuvent se dérouler à la buvette ou au Maid Café. Dans ces invités, il y avait pour cette édition : Adeline Chetail (comédienne de doublage), Farod (vidéaste, streamer), Choss (vidéaste, streamer), Aori (chanteuse, cosplayeuse, performeuse), Philippe Roullier (comédien de doublage), et Yoann Sover (comédien, doubleur, animateur).

Dans une convention, il y a la majeure partie du temps des exposants, ce qui est le cas de l’Animest. Avec 100 exposants chaque année, chaque exposant a son petit univers. On peut trouver des vendeurs de goodies manga, figurines, posters, peluches géantes, et surtout des objets faits main par des artistes locaux. Impossible de ressortir les mains vides et encore moins sans avoir craqué sur un truc trop mignon ! Nous avons aussi des stands tenus par des associations ainsi que des passionnés qui proposent plusieurs activités : apprendre à jouer à des jeux japonais, découvrir la culture traditionnelle, faire du karaoké ou juste discuter autour d’une passion commune.

Nous avons pu et avons eu la chance d’interviewer plusieurs personnes durant cette convention. Tout d’abord, nous avons interviewé des personnes venant de l’association Passion Japon.

L’équipe de Passion Japon

Interlocuteur 1 (Marc) : « Alors, à titre perso, moi ça fait maintenant quasiment 3 ans. On a fait énormément de conventions, notamment l’Animest depuis pas mal de temps. Ça fait 3 ans que je fais de l’animation pour mon asso. Au début, c’était principalement du quiz. Et au bout d’un an à servir l’équipe, on a créé en partie aussi avec Jules le karaoké. »

Interlocuteur 2 : « Perso, moi du coup, ça fait 3 ans que je suis dans l’équipe aussi. Au début, je devais faire les quiz avec Marc. Mais en fait, ils m’ont pris et ils m’ont jeté sur scène. Et je suis restée sur scène parce que j’aime beaucoup, c’est fun. Donc moi, je suis là juste pour faire la scène. Et quand Adrien a besoin, je fais le karaoké aussi. »

Interlocuteur 3 : « Alors moi, je m’appelle Adrien. Après, on m’appelle souvent Libra dans le coin. Mais voilà, c’est Adrien ou Libra, peu importe. »

Adrien : « Animest, ça doit être la quatrième. Et franchement, on a vu énormément de monde. On est passé par énormément de choses différentes. On a commencé principalement avec un très petit coin où on a fait le karaoké qui commençait un peu à se développer. Ensuite, on a fait les 20 ans au Parc des Expos à Nancy, qui était vraiment sympa, c’était vraiment cool. C’était là où le karaoké commençait vraiment à bien marcher. L’année dernière, on a fait ensuite La Spinatorii [une autre convention] ! On avait vraiment toute une zone qui était à l’époque utilisée pour les guests. Donc j’avoue qu’on l’a vraiment pris comme un honneur de fou. Et c’était vraiment une de mes meilleures conventions. Et ensuite, on a fait cette année où on est relativement bien. On est vraiment très bien placés et voilà, quoi. En fait, chaque convention, c’est un peu une concrétisation de tout ce qu’on fait. »

Adrien : « Oui, alors, à titre perso, en tant que personne qui gère le karaoké, je fais à peu près 5 ou 6 dates par an avec le travail, tout ça. C’est un peu compliqué à gérer. Mais il y a eu un moment où je ne travaillais pas et je faisais quasiment une quinzaine de conventions. Mais là, concrètement, les principales, c’est Metztorii, l’Animest. Récemment, on a fait Game Fest et Sakurise. C’était aussi super. Après, l’asso est beaucoup plus présente que moi. »

Adrien : « Oui, il y a le réseau de l’asso. Il y a l’Instagram et le Facebook de Passion Japon France. »

 Adrien : « Les prochaines conventions de l’asso, normalement, c’est une petite convention organisée par le Manga Café What the Food à Metz, qui va faire, en fait, pendant une journée, avant Noël, des fouilles archéologiques. C’est le 15 décembre. Et on reprend le 18 janvier à Batilly. Voilà, donc, principalement des petites conventions. Moi, je fais principalement les grosses en tant que karaoké. Et l’association est beaucoup plus dans les petites conventions de province, tout ça. Il y aura aussi la Game Fest. Comme je disais, ce sera la prochaine grosse, grosse convention que je ferai. »

Ensuite, nous avons pu avoir un témoignage d’un cosplayeur qui nous parle de sa passion du cosplay. Mais avant cela, c’est quoi le cosplay ? Le cosplay est une pratique qui consiste à incarner un personnage de manga, de film d’animation, de jeu vidéo, etc.

Cosplayeurs

Cosplayeur : « Ça fait 3 ans que je fais du cosplay. J’en fait surtout avec mes amis et par exemple avec mon meilleur ami on fait des duo cosplays. »

Cosplayeur : « Un duo cosplays c’est quand par exemple dans un manga ou un jeu vidéo, on cosplay un duo phare de la licence. Ou comme dans un comics de Batman, il y en a un qui fait Batman et l’autre fait Robin »

Cosplayeur : « Oui ! Pour le moment j’ai seulement fait Animest du coup, la Game Fest et Vandoeuvre In Game. »

Cosplayeur : « Ça fait maintenant 3 ans que je fais l’Animest. C’est la toute première convention que j’ai pu faire. » 

Cosplayeur : « J’adore faire du cosplay car c’est un peu une échappatoire. Ici, on peut être qui on veut en convention car on est avec des gens qui ont les mêmes goûts. Personne ne te juge en convention c’est juste du plaisir. Le cosplay me permet aussi de m’exprimer et de pouvoir incarner des personnages que j’aime. Le but ici c’est de vraiment s’amuser et de pouvoir partager nos passions et de rencontrer de nouvelles personnes. » 

Cosplayeur : « Alors oui bien sûr ! Peut-être un jour essayer de faire la Japan expo à Paris ou encore Metztorii qui est plus près d’ici. »

Pour finir sur nos interviews, nous avons fait la rencontre d’une petite créatrice de crochet : Vicar Emilia.

Vicar Emilia

Vicar Emilia : « Oui bien sûr ! Alors, je suis Vicar Emilia, je fais du crochet en auto-entreprise depuis à peu près 3-4 ans déjà. Je fais des peluches, des habits, des petits chapeaux, des fleurs. Donc, tout est à base de laine, tout est fait main. »

Vicar Emilia : « Animest, c’est ma 3ème édition, je crois. J’ai été acceptée la première fois pour l’édition spéciale des 20 ans, qui n’était pas au centre Prouvé. » 

Vicar Emilia : « Oui, idéalement, je fais presque une convention par mois. Je fais Sakurise, je fais Metztorii, je fais Spinatorii, je fais Vandoeuvre in Game. »

 Vicar Emilia : « La possibilité de proposer un univers vraiment à moi. Je me suis trouvée une passion incroyable pour le crochet. Il fallait que je justifie ça par le fait de le vendre. Parce que vraiment, je ne pouvais pas juste faire du crochet comme ça toute seule dans mon coin. Après, oui, c’est clairement aussi la liberté de pouvoir travailler en auto-entreprise. Et c’est moi qui choisis mes horaires de travail. C’est moi qui détermine qu’est-ce que je mets sur mon stand. C’est moi mon propre patron. Et au final, c’est des conventions où je ne vois que les copains. Pour moi, ce n’est presque pas un travail. C’est trop bien. »

Vicar Emilia : « Oui, quand même. J’ai un emploi partiel à Metz à What’s the Food. Mais je triche un petit peu parce que What’s the Food, au final, il participe également à des conventions. Donc, on fait beaucoup de préparation, de nourriture, etc. Mais pour les conventions également. Donc, il y a aussi toute cette réflexion sur la convention. En tout cas, nos deux univers, même mon travail, s’orientent autour de la convention. »

 Vicar Emilia : « Oui. Mon Instagram, c’est vicar_emilia. Et sinon, Facebook. J’essaie d’être active sur les réseaux. On y arrive petit à petit. Mais peut-être un jour, je serai sur YouTube. Moi, j’ai envie d’y croire. C’est beaucoup d’engagement. C’est un des trucs, ça. Le travail que tu dois fournir en tant qu’auto-entreprise. Pour faire ce genre de choses. En fait, certes, je fais du crochet. Mais je suis aussi, comment dire, je suis project manageuse. Je fais tous les designs. C’est moi qui fais les horaires, l’imagerie de ma direction artistique. Il y a beaucoup de casquettes à avoir pour faire ce genre de boulot. Du coup, j’essaye au maximum de faire tout. Mais je sais que je m’égare un petit peu. C’est ça aussi. Je n’ai pas énormément de cadre. »

Vicar Emilia : « Il faut la détermination, ça c’est clair. Il faut savoir pourquoi est-ce qu’on rentre là-dedans. Si c’est pour l’argent ou si c’est pour la passion. Les produits ne vont pas être les mêmes, clairement. Si c’est pour la passion, franchement, le plus grand conseil que je peux donner, c’est se trouver un univers. Trouver vraiment une cohérence dans le stand qu’on propose. Et que les gens, ils te reconnaissent dans les conventions. Moi par exemple, un de mes objets phares, c’est les grenouilles et les carpecoilles. Du coup, je sais à chaque fois que si les gens voient des carpecoilles, ils se disent, c’est Vicar Emilia qui fait des carpecoilles. Que des trucs comme ça où quand les gens voient le stand, ils arrivent à reconnaître qui est la personne derrière. C’est un des soucis que je vois en convention ces temps-ci. Enfin, on dirait soucis, je ne voudrais pas dire ça, mais les gens ont tendance à s’égarer dans la quantité de produits qu’ils proposent. Parce qu’ils voient que ça marche chez les autres. Et du coup, ils se disent, ah bah si ça marche chez les autres, je vais le faire aussi. Et du coup, j’ai vu quelques stands où juste, il y a tellement de trucs, tu ne sais pas où donner de la tête. Et même si tu fais beaucoup de choses, donc même si tu t’éloignes du crochet, il faut trouver une ligne directrice. Je pense que c’est ça qui peut faciliter les choses dans le monde de la convention en tout cas. »

Encore merci à l’évènement de nous avoir accueilli, merci aux intervenants et aux personnes présentes à la convention. Nous attendons avec impatience la prochaine édition !

En espérant vous avoir fait découvrir ou approfondir vos connaissances sur les conventions et l’Animest.