La vingt-neuvième conférence des parties (COP) ou « conférence de Bakou de 2024 » sur les changements climatiques, avait pour objectif de poursuivre la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement planétaire à +1,5°C, conformément à l’accord de Paris sur le climat de 2015. Cette COP avait un autre objectif en parallèle : le soutien financier des pays riches vis-à-vis des pays en développement. Celle-ci s’est clôturée le 24 novembre 2024 avec des heures de retard sur l’heure de clôture officielle. La conférence s’achève sur un lot de décisions ne faisant pas l’unanimité au sein des parties et des associations… Au fur et à mesure des conférences, des débats et des décisions prises, une question se dessine : est-ce que les COP servent-elles réellement à quelque chose aujourd’hui ?
La 29ème conférence des parties, ayant eu lieu à Bakou en Azerbaïdjan, avait pour objectif d’aborder la question du soutien des pays riches vis-à -vis des pays en développement. En effet, dans un contexte de dérèglement climatique, de nombreuses questions sur les inégalités sont soulevées. On sait aujourd’hui que les pays pauvres sont nettement plus exposés aux changements climatiques et aux bouleversements qui en résultent, et les conséquences de ces dérèglements sont majoritairement liées aux émissions des pays riches. On a pu le voir auparavant avec les canicules en Inde et les inondations au Pakistan en 2022, ou encore plus récemment avec le déménagement de la capitale de l’Indonésie.
Or cette conférence, axée cette année sur le soutien des pays en développement, suscite l’indignation auprès de l’opinion publique…
En effet, certaines critiques font surface concernant le lieu de déroulement de la COP : l’Azerbaïdjan, un pays dont l’économie dépend fortement des exportations de pétrole et de gaz. De plus, la plupart des ONG déplorent la présence de 1770 lobbyistes des énergies fossiles, qui seraient intégrés dans certaines délégations de gouvernements.
A l’issue de la conférence, c’est un objectif de financement climatique de 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 qui a été fixé au bénéfice des pays en développement.
En parallèle, plusieurs semaines après la fin de la COP, la dernière élection présidentielle américaine a vu le retour au pouvoir de Donald Trump. Dans son discours d’investiture, ce dernier affirme vouloir se retirer de l’accord de Paris, en plus de tenir des propos allant à l’encontre du climat.
Entre mécontentements suite aux décrets et inquiétudes géopolitiques, peut-on réellement se contenter de la bonne volonté des États? Seront-ils capables de tenir leurs engagements au sein d’un système où il n’existe aucune législation commune les contraignant à les tenir? Quelles seront les conséquences de l’arrivée au pouvoir de (l’ex) nouveau président des Etats-Unis?…
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